Se battre pour sauver le fond de notre métier…
Travailler sur l’image de « ce qu’est l’intervention ergonomique », c’est sauver nos métiers des mauvaises représentations.
Pour beaucoup de gens, je ne suis pas ergonome au sens où je l’entend, je suis simplement conseiller en choix de fauteuil (BAC+5 « apprentissage en choix de fauteuil » c’est quand même louche). Quand je pose des questions sur le travail, on me répond que ce n’est pas mon rôle de poser ce type de question (c’est un comble).
Combien d’ergonomes sont actuellement victimes de la dégradation de leur image ? Et pourquoi l’image se dégrade t’elle ?
Culpabiliser les médias qui véhiculeraient « une image parcellaire du rôle de l’ergonome » me parait trop facile. Culpabilisons-nous d’être nous-mêmes responsables du pourrissement de notre fonction ! Prenons-en à nous même d’accepter certaines choses. Cela n’est pas sans rappeler l’atelier des journées de Bordeaux 2011 « savoir dire non et pouvoir le dire… »
Savoir refuser des marchés et argumenter en ce sens, ça n’est déjà pas facile (surtout quand nos directions nous y poussent). Toutefois, pour travailler l’image du « à quoi sert un ergonome », il faut se donner les moyens d’être compris par les entreprises. Il s’agit donc de faire preuve de pédagogie, soit choisir l’inverse de l’utilisation du jargon de métier qui masque le sérieux derrière des concepts abscons mais « qui font bien ».
Vous-mêmes, praticiens de l’ergonomie, vous est-il arrivé de refuser des marchés parce que vous sentiez que vous étiez en dehors de vos compétences ? Comment présentez-vous l’étendue de vos champs d’intervention ? Comment vous assurez-vous que vos clients font appel à vous pour de bonnes raisons ?











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