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Mémoire et émotions

27 novembre 2008 3,271 lectures No Comment

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Nouveau sujet autour des sciences cognitives et de la neuroanatomie. Lergonomie.com vous propose de comprendre quel est le rôle du système limbique dans la cognition et l’émotion.

1. LA MEMOIRE A LONG TERME

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La mémoire épisodique dépend de l’intégrité de l’hippocampe (voir schéma du système limbique à la partie 3).

2. L’EXPERIENCE RCE DE PAVLOV

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Le conditionnement dépend de 2 paramètres importants :
· La contiguïté temporelle entre le SN et le SI. L’apprentissage est plus simple lorsque le son précède la remise de nourriture. L’étude de RESORCA a cependant monté que cette contiguïté temporelle n’est NI nécessaire NI suffisante pour l’apprentissage.

· Ce qui est déterminant, c’est la contingence c’est à dire la valeur informative du SN par rapport au SI. Par exemple, si le son n’est pas toujours prédicteur de la remise de nourriture, l’apprentissage ne se fera pas.

La réponse conditionnée émotionnelle peut être de plusieurs types :
· Réponse comportementale défensive (freezing)
· Réponse autonome (rythme cardiaque, pression sanguine)
· Réponse endocrines (libération d’hormones lors d’un stress)
· Altération de la sensibilité à la douleur (analgésie)
· Expression de réflexes

3. LE SYSTEME LIMBIQUE : DESCRIPTION ET ROLE

DES DIFFERENTES STRUCTURES

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De manière générale, en neurobiologie, le système limbique est souvent associé aux émotions. Cependant, cet affirmation a été remise en cause dès lors qu’on a observé qu’une lésion de l’hippocampe suffisait pour provoquer un déficit de la mémoire déclarative (c’est à dire explicite). Il est utile de rappeler que la forme explicite (déclarative) de la mémoire correspond à un traitement élaboré et à une restitution explicite et consciente de l’information alors que la forme implicite (non déclarative) correspond à des réponses comportementales ou autonomes.

L’expérience de RCE (réponse conditionnée émotionnelle) de Pavlov sur l’Homme a mise en évidence plusieurs choses :
· Aucune lésion : le sujet a une réponse conditionnée émotionnelle pendant l’expérience et il peut rappeler verbalement quelle était l’expérience.
· Lésion de l’hippocampe : le sujet a une RCE « normale » mais il ne peut pas rappeler l’expérience.
· Lésion de l’amygdale : le sujet n’a pas de RCE lors de l’expérience mais il est tout à fait capable de la rappeler.
· Lésion des deux structures à la fois : le sujet n’a ni RCE et il n’est pas capable de verbaliser quoi que se soit… vous pouvez continuer à le maltraiter indéfiniment.

Pour les deux dernier cas, le sujet a un déficit de l’apprentissage émotionnel. Cela signifie que le sujet n’attribue pas de valeur émotionnelle au stimulus neutre. La lésion de l’amygdale entraîne un déficit du comportement de peur.

L’hippocampe est responsable du traitement du contexte.

L’amygdale est composée de 2 sous systèmes :
· Le noyaux central : intervient une fois que l’hippocampe a traité le contexte. Ce noyau central associe le contexte au SI.
· Le complexe baso-latéral : en relation avec le thalamus et le cortex sensoriel primaire. Ce complexe est impliqué dans le conditionnement « simple » (c’est à dire conditionnement à un signal sonore ou lumineux). Le noyau latéral traite le stimulus neutre (SN), le noyau baso-latéral associe ce SN au SI.

4. L’EMOTION AU SERVICE DE LA COGNITION, LA

COGNITION AU SERVICE DE L’EMOTION.

Damasio a réussit à montrer que les patients ayant eu une lésion du cortex préfrontal, du cortex ventro médian ou de l’amygdale ont un déficit sur le plan émotionnel pour les processus souvent qualifiés comme étant purement « cognitifs » (raisonnement, planification d’une action, prise de décision etc…).
Ces patients qui n’ont aucun troubles, ni perceptif, ni moteur, ni de langage, ni déficit mnésique sont tout à fait capable de raisonner à froid face à une situation dangereuse, de raisonner et d’envisager toutes les solutions possibles mais ils sont totalement incapable de prendre une décision effective ou de sélectionner l’une des solutions possibles face au problème. En réalité on connote tous systématiquement chaque situations avec un poids émotionnel différent. Ces gens n’en sont pas capable. D’ailleurs, ils n’ont pas de réactivité émotionnelle et peuvent rappeler des faits dramatiques ou d’une violence insoutenable avec une indifférence totale.
Pour pouvoir sélectionner préférentiellement un choix, il nous faut donc avoir préalablement attribué une valeur émotionnelle à ce choix.
L’émotion est donc au service de la cognition.

Réciproquement, ressentir une émotion consisterait à percevoir un changement de son propre état corporel associé à des représentations d’un phénomène donné. La cognition est donc aussi au service de nos émotions.

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Par sentenza

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